Analyse complète Vice Versa : épisode 5
Vice Versa : quand les émotions prennent les commandes… et nous apprennent finalement à nous comprendre
VICE VERSA — Quand les émotions prennent les commandes… et nous apprennent finalement à nous comprendre.
Et si ce que nous appelons parfois « trop » n’était pas un excès à corriger… mais une partie de nous qui cherche simplement à être entendue ?
Il existe des films que l’on regarde, puis que l’on oublie. Et puis il y a ceux qui continuent de travailler en nous bien après que l’écran s’est éteint.
Vice Versa appartient, pour moi, à cette deuxième catégorie.
En donnant un visage et une personnalité à nos émotions, le film rend visible quelque chose que nous avons souvent du mal à observer : notre monde intérieur.
Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût deviennent les voix d’un quartier général dont la mission est, à sa manière, de protéger Riley.
Puis vient Vice Versa 2. Riley grandit, son monde intérieur se complexifie et de nouvelles émotions apparaissent : Anxiété, Ennui, Envie, Embarras…
Et peut-être que le film nous souffle alors une évidence : grandir ne signifie pas ressentir moins. Cela signifie apprendre à vivre avec davantage de nuances.
C’est là que cette histoire devient, pour moi, bien plus qu’un film d’animation.
Elle devient un miroir.
Le miroir de l’enfant.
Du parent.
De l’adulte hypersensible.
De celui ou celle qui ressent très fort.
Et de cette partie de nous qui cherche parfois à tout contrôler pour ne plus être submergée.
Et si aucune émotion n’était vraiment notre ennemie ?
Nous avons appris à classer ce que nous ressentons
Très tôt, nous apprenons à distinguer les émotions que nous aimons de celles que nous préférerions éviter.
La joie est accueillie.
La tristesse inquiète.
La colère dérange.
La peur ralentit.
L’anxiété fatigue.
Un enfant qui pleure peut être invité à arrêter. Celui qui se met en colère peut être réprimandé. Celui qui s’agite peut être considéré comme difficile.
Et peu à peu, nous pouvons apprendre non plus à comprendre ce que nous ressentons, mais à vouloir ne plus le ressentir.
C’est précisément cette logique que Vice Versa vient bousculer.
Dans le quartier général de Riley, chaque émotion possède une fonction. Chacune cherche, à sa manière, à participer à son adaptation et à sa protection.
Le problème n’est donc pas nécessairement qu’une émotion existe.
C’est lorsqu’elle prend toute la place que l’équilibre devient plus difficile à retrouver.
Une émotion n’est pas une identité
Cette distinction me semble essentielle.
Je peux ressentir de la colère sans être une personne colérique.
Traverser une peur sans être quelqu’un de peureux.
Vivre une période d’anxiété sans que celle-ci définisse toute mon identité.
L’émotion est une expérience. Elle traverse, informe, mobilise, puis évolue.
Cela nous permet de passer de :
« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »
à une question beaucoup plus ouverte :
« Qu’est-ce qui se passe en moi ? »
Une émotion n’est donc pas forcément un problème à supprimer.
Elle peut être un message que nous n’avons pas encore appris à écouter.
Vice Versa nous rappelle qu’aucune émotion n’est là par hasard. Derrière ce que nous ressentons se cache parfois un message, un besoin ou une tentative de protection. Écouter nos émotions plutôt que les combattre peut ouvrir un nouvel espace de compréhension intérieure.
Le quartier général : une magnifique métaphore de notre monde intérieur
Une salle de commande pleine de voix
J’aime énormément cette représentation du cerveau comme un quartier général.
À l’intérieur de Riley, plusieurs voix existent. Elles ne sont pas toujours d’accord et ne poursuivent pas toujours le même objectif. Et pourtant, elles appartiennent toutes à la même personne.
Cette image devient également très parlante pour l’adulte.
Une partie de nous veut avancer.
Une autre a peur.
Une partie veut dire oui.
Une autre crie non.
Une partie souhaite changer.
Une autre préfère rester dans le connu.
Nous pouvons alors nous croire indécis, contradictoires ou instables.
Alors qu’il se passe peut-être quelque chose de beaucoup plus humain : plusieurs besoins cherchent simultanément à se faire entendre.
Lorsque le quartier général perd son équilibre
Dans Vice Versa, le déséquilibre devient visible lorsqu’une émotion prend trop de place et que les autres voix ne parviennent plus à participer.
Dans notre propre monde intérieur, c’est parfois exactement ce qui se passe.
La peur colore notre perception.
La colère colore notre interprétation.
La tristesse colore notre mémoire.
L’anxiété colore notre anticipation.
Lorsque nous sommes submergés, demander simplement « pourquoi tu réagis comme ça ? » ne suffit pas toujours.
Il faut parfois commencer autrement : sécurité, présence, ralentissement et écoute.
Les émotions ne sont pas des ennemies à faire taire.
Elles portent un message, révèlent un besoin et nous invitent à mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous.
Joie : celle qui nous pousse vers ce qui nous fait du bien
Joie ne cherche pas seulement à rendre Riley heureuse
Dans Vice Versa, Joie guide Riley vers ce qui lui apporte du plaisir, de l'élan et des expériences positives.
Mais elle découvre progressivement qu'une vie équilibrée ne peut pas être construite autour du bonheur permanent.
Certaines expériences demandent de la tristesse, de la peur, de la colère ou simplement du temps pour être traversées.
Son évolution est justement là : comprendre qu’elle n’a pas besoin d’effacer les autres émotions pour prendre soin de Riley.
Chez l’enfant, la joie aussi peut être une information
Un enfant enthousiaste peut déborder d’idées, parler beaucoup, s’exciter rapidement ou avoir du mal à ralentir lorsqu’une activité lui plaît.
Chez certains enfants neuroatypiques, cette intensité peut rendre les transitions ou le retour au calme plus difficiles.
L’enjeu n’est donc pas d’éteindre cette énergie.
C’est d’aider l’enfant à la vivre sans qu’elle finisse elle-même par le submerger.
Tristesse : celle qui nous aide à reconnaître ce qui nous touche
Pourquoi avons-nous tellement envie d’arrêter les larmes ?
Dans Vice Versa, Tristesse exprime la peine et permet à Riley d’extérioriser ce qu’elle traverse.
Elle permet aussi quelque chose de profondément humain : montrer que nous avons été touchés, être rejoint et parfois demander de l’aide.
Chez l’enfant, les larmes ne demandent donc pas toujours une explication ou une solution immédiate.
Parfois, elles demandent simplement une présence capable de rester là.
« Je vois que c’est difficile pour toi. »
Cette reconnaissance peut déjà redonner au monde intérieur un peu de sécurité.
Les larmes peuvent aussi être une décharge
Pleurer n’est pas nécessairement perdre le contrôle.
Les larmes peuvent être une manière de laisser sortir ce qui était devenu trop lourd, de communiquer un besoin de proximité ou simplement de dire :
« Regarde-moi. Je suis là aussi. »
Colère : quand quelque chose en nous refuse de continuer comme avant
La colère n’est pas toujours le problème
Dans Vice Versa, Colère réagit fortement face à l’injustice ou à la frustration.
Chez nous aussi, elle peut apparaître lorsqu’une limite est franchie, qu’un besoin n’est pas respecté ou qu’une frustration devient trop importante.
Elle peut alors simplement signaler :
« Quelque chose demande ton attention. »
Cela ne signifie évidemment pas que tous les comportements provoqués par la colère sont acceptables.
Une émotion peut être légitime tandis qu’un comportement peut nécessiter une limite.
Chez l’enfant, regarder derrière l’explosion
Un « non » très fort peut cacher une frustration.
Une crise peut accompagner une surcharge.
Une opposition peut apparaître lorsqu’un enfant se sent dépassé ou impuissant.
Il ne s’agit pas de chercher systématiquement une cause cachée, mais de ne pas s’arrêter uniquement à ce qui se voit.
Comprendre ce qui précède l’explosion peut déjà changer profondément notre manière d’accompagner l’enfant.
Peur : celle qui veut nous protéger
Peur ne cherche pas à empêcher Riley de vivre
Dans Vice Versa, Peur anticipe les dangers et cherche à protéger Riley.
Dans notre propre monde intérieur, elle peut remplir la même fonction : nous alerter, nous préparer et rechercher de la sécurité.
Le problème apparaît lorsque cette vigilance reste activée alors que la situation ne représente plus réellement une menace.
Quand la protection devient envahissante
Chez certains enfants très sensibles ou neuroatypiques, la peur peut prendre beaucoup de place : peur de l’échec, du changement, de l’inconnu, du regard des autres ou de ne pas réussir.
L’enfant peut tellement anticiper qu’il finit par avoir du mal à vivre ce qui se passe réellement.
L’objectif n’est pas forcément de faire disparaître la peur.
C’est de restaurer suffisamment de sécurité pour qu’elle puisse redevenir une protection plutôt qu’une présence qui dirige tout.
Dégoût : celle qui nous aide à poser nos limites
Dégoût protège aussi Riley
Dans Vice Versa, Dégoût aide Riley à éviter ce qui pourrait être toxique, désagréable ou inadapté.
Elle représente aussi une forme de discernement :
« Ceci ne me convient pas. Je ne veux pas de ça. »
Cette capacité à identifier ce qui nous dérange participe à la construction de nos limites personnelles.
Chez l’enfant, un refus peut parfois avoir du sens
Certains enfants réagissent fortement à une sensation, une odeur, une matière, un aliment, un bruit ou un environnement vécu comme inconfortable.
Chez un enfant hypersensible ou neuro-atypique, ce qui ressemble extérieurement à un simple refus peut parfois correspondre à un véritable inconfort sensoriel ou émotionnel.
Cela ne signifie pas que tout refus doit être accepté sans cadre.
Mais cela peut nous inviter à poser une autre question :
« Qu’est-ce qui, ici, est trop inconfortable pour toi ? »
Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût n’ont donc pas été placées dans le quartier général de Riley par hasard. Chacune cherche, à sa manière, à l’aider à vivre, à s’adapter et à se protéger.
Le problème n’est pas qu’une émotion existe.
C’est lorsqu’elle prend toute la place que l’équilibre devient plus difficile à retrouver.
Vice Versa 2 : lorsque l’Anxiété prend le contrôle du quartier général
Anticiper pour ne plus souffrir
Avec Vice Versa 2, la réflexion devient encore plus fine.
L’Anxiété veut prévoir, anticiper, éviter les erreurs et préparer le futur.
Son intention paraît presque rassurante.
Mais une stratégie créée pour nous protéger peut finir par nous éloigner de nous-mêmes.
L’Anxiété cherche tellement à éviter le danger qu’elle finit par occuper tout l’espace.
Riley n’est alors plus seulement dans ce qui est en train de se vivre.
Elle est dans ce qui pourrait arriver.
Et si contrôler était parfois une manière d’avoir moins peur ?
Lorsque tout est ressenti fortement, le contrôle peut devenir séduisant.
Si je prévois tout, peut-être que rien ne pourra me surprendre.
Si je comprends tout, peut-être que rien ne pourra me déstabiliser.
Si j’anticipe les réactions des autres, peut-être que je ne serai jamais blessée.
Mais aucune stratégie ne peut supprimer toute incertitude.
La sécurité intérieure ne peut pas reposer uniquement sur le contrôle extérieur.
Le moment où l’Anxiété oublie qu’elle n’est qu’une partie du système
Le véritable problème n’est donc pas que l’Anxiété existe.
C’est lorsqu’elle oublie qu’elle n’est qu’une voix parmi les autres.
Lorsqu’elle prend tout le quartier général, tout devient urgence, menace et anticipation.
La personne ne vit plus seulement ce qui se passe.
Elle vit surtout ce qui pourrait se passer.
Être présente à sa vie demande parfois de sortir du futur pour revenir dans l’instant.
L’enfant que l’on regarde derrière son comportement
« Il fait une crise » ne raconte pas toute l’histoire
C’est ici que Vice Versa rejoint particulièrement mon activité.
J’accompagne les femmes hypersensibles, les mamans et les enfants neuro-atypiques, notamment DYS et TDAH, autour de leur monde émotionnel et de leur équilibre intérieur.
Et ce film met en images quelque chose que j’observe profondément :
l’enfant n’est pas son comportement.
Il ressent.
Il réagit.
Il traverse.
Il cherche parfois à exprimer quelque chose qu’il ne sait pas encore mettre en mots.
Lorsqu’un enfant déborde, notre première tentation peut être de vouloir faire disparaître le débordement.
Mais que se passe-t-il dans son monde intérieur ?
Est-il fatigué ? Surchargé ? Frustré ? Inquiet ? Déçu ? Perdu ?
Ou simplement incapable, à cet instant, de réguler seul l’intensité qui le traverse ?
Et si l’enfant avait besoin d’un adulte qui régule avant de lui demander de se réguler ?
Cette question me paraît fondamentale.
Un enfant ne possède pas toujours les ressources nécessaires pour revenir seul au calme.
Et parfois, l’adulte qui lui demande de se calmer est lui-même en train de monter émotionnellement.
Le quartier général rencontre alors un autre quartier général : celui de l’enfant et celui du parent.
L’un déborde.
L’autre se sent impuissant.
La tension circule.
Et chacun peut finir par croire que l’autre est le problème.
Alors que deux systèmes émotionnels cherchent peut-être simplement à retrouver de la sécurité.
Le binôme émotionnel
C’est pour cette raison que l’accompagnement des mamans occupe une place importante dans mon approche.
Le monde émotionnel d’un enfant et celui de son parent peuvent parfois se répondre.
Lorsque la maman est submergée, l’enfant peut le ressentir. Lorsque l’enfant déborde, la maman peut elle aussi être submergée.
Il ne s’agit surtout pas de rendre la mère responsable de tout ce que vit son enfant.
Il s’agit de sortir de la culpabilité, de regarder le système dans son ensemble et de remettre de la conscience là où chacun avait fini par croire qu’il était simplement « trop ».
TDAH, hypersensibilité et intensité : lorsque le quartier général reçoit trop de signaux
Ne pas confondre différence de fonctionnement et absence de volonté
Vice Versa ne permet évidemment pas d’expliquer à lui seul le TDAH, l’hypersensibilité ou les fonctionnements neuro-atypiques.
Mais sa métaphore du quartier général offre une représentation accessible de la complexité du monde intérieur.
Dans le TDAH, difficultés attentionnelles, impulsivité et régulation émotionnelle peuvent s’entremêler.
Il est donc essentiel de ne pas réduire un enfant à une étiquette ou à ses difficultés visibles.
Cette manière de regarder l’enfant rejoint profondément mon approche : considérer son fonctionnement, ses ressources, son contexte, ce qui le sécurise et ce qui peut soutenir son équilibre.
Je ne cherche pas à faire entrer l’enfant dans une norme.
Je cherche à comprendre comment il fonctionne.
L’enfant n’a pas besoin d’être « réparé »
Cette idée change complètement la posture.
Si je pense qu’un enfant est un problème à réparer, je vais chercher à supprimer ses manifestations.
Si je considère qu’il possède un fonctionnement singulier, je vais chercher à comprendre comment l’accompagner.
La différence est immense.
Elle passe du contrôle à la compréhension, du jugement à l’observation, de la correction à l’ajustement et parfois de la lutte à la coopération.
Derrière chaque comportement, il y a un monde intérieur à écouter.
TDAH, hypersensibilité, surcharge mentale, frustration, anxiété, découragement ou hyper-réactivité… l’enfant neuroatypique peut traverser des émotions intenses qu’il ne sait pas toujours identifier ou réguler seul.
L’enfant n’est pas son comportement. Il ressent, il traverse, il cherche parfois simplement à être compris.
Comprendre ce qui se joue derrière le débordement permet de passer du contrôle à la compréhension, du jugement à l’accompagnement. ✨
Lorsque le corps parle avant que les mots arrivent
L’émotion n’est pas seulement une pensée
C’est ici que ma lecture commence naturellement à entrer dans une dimension plus énergétique.
Une émotion n’est pas seulement quelque chose que nous pensons.
Nous la ressentons dans le corps.
Le cœur accélère.
Le ventre se contracte.
La respiration change.
Les épaules se crispent.
La gorge se serre.
Ou parfois, tout s’éteint.
Le mental peut dire :
« Tout va bien. »
Alors que le corps répond :
« Je ne me sens pas encore en sécurité. »
Cette différence est essentielle.
Écouter le corps sans lui demander immédiatement de se taire
Dans mon approche, le corps devient une porte d’entrée.
Pas un ennemi.
Pas quelque chose à dompter.
Un espace d’écoute.
Que se passe-t-il juste avant la réaction ?
Où cela se manifeste-t-il ?
Quelle sensation apparaît ?
Qu’est-ce qui demande à être ralenti ?
Qu’est-ce qui cherche à circuler ?
Cette écoute ne remplace évidemment pas un accompagnement médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
Elle ajoute simplement une autre dimension à la compréhension de soi : celle du ressenti.
Vice Versa nous rappelle que chaque émotion a une fonction : l’accueillir, l’écouter et la comprendre permet de mieux entendre ce qui se joue à l’intérieur de nous.
De la régulation émotionnelle à la régulation énergétique
Lorsque l’énergie reste bloquée dans une histoire
C’est ici que mon travail énergétique prend sa place.
Pour moi, l’énergétique n’est pas une manière de quitter l’humain.
C’est une autre façon d’écouter ce qui se passe dans l’humain.
Une émotion non accueillie peut laisser une sensation de tension ou de contraction. Une expérience répétée peut influencer notre manière de réagir. Une histoire ancienne peut continuer à colorer notre perception du présent.
Remettre du mouvement ne signifie pas effacer ce qui a été vécu.
Cela signifie parfois transformer notre relation à cette expérience.
C’est aussi le sens que je donne à la libération émotionnelle : permettre à ce qui était figé de retrouver du mouvement et à ce qui était rejeté de retrouver une place.
Accueillir plutôt que combattre
C’est peut-être finalement l’un des grands fils rouges de Vice Versa.
Nous avons souvent envie de faire taire ce qui nous dérange.
Mais lorsque nous pouvons regarder une émotion avec suffisamment de sécurité pour l’écouter, nous découvrons parfois qu’elle n’était pas là pour nous détruire.
Elle essayait d’informer.
Et cette information peut devenir le début d’une transformation.
« Je ne cherche pas à effacer ce qui a été vécu. Je cherche à comprendre ce que cela vient encore raconter aujourd’hui. »
Le quartier général devient alors un espace de conscience
Passer de « je suis cette émotion » à « je traverse cette émotion »
Le déplacement paraît simple. Il est pourtant profondément transformateur.
« Je suis en colère » devient :
« Je ressens de la colère. »
« Je suis anxieuse » devient :
« Je traverse une montée d’anxiété. »
« Je suis incapable de gérer » devient :
« Mon système est actuellement saturé. »
Le vocabulaire change.
Et avec lui, notre relation à nous-mêmes.
Nous créons un espace entre ce que nous ressentons et ce que nous faisons.
Et dans cet espace peut apparaître quelque chose de précieux :
le choix.
L’espace entre l’émotion et la réaction
Nous ne choisissons pas toujours ce que nous ressentons.
Mais nous pouvons progressivement apprendre à choisir ce que nous en faisons.
Cela ne signifie pas devenir parfaitement calme, ni ne plus connaître la colère ou la peur.
Cela signifie développer suffisamment de conscience pour ne plus être entièrement piloté par ce qui nous traverse.
C’est précisément là que la régulation émotionnelle devient aussi un chemin de souveraineté intérieure.
Lorsque l’émotion devient une porte vers l’inconscient
Pourquoi certaines émotions nous touchent-elles beaucoup plus que d’autres ?
Nous pouvons vivre une même situation et ne pas ressentir la même chose.
Parce que nous ne rencontrons jamais uniquement ce qui se passe maintenant.
Nous le rencontrons avec notre histoire, nos expériences, nos croyances, nos blessures et nos stratégies de protection.
Une phrase peut sembler anodine à quelqu’un et profondément blessante pour un autre.
Un silence peut être vécu comme une simple absence de réponse ou comme un rejet.
L’événement est réel.
Mais la manière dont il résonne en nous appartient aussi à notre histoire intérieure.
La blessure derrière l’émotion
Certaines approches symboliques des blessures peuvent devenir des portes de réflexion.
Pas des diagnostics.
Pas des étiquettes.
Des invitations à observer.
Qu’est-ce qui est touché ?
Le rejet ?
L’abandon ?
La trahison ?
L’injustice ?
L’humiliation ?
Dans mes analyses, ces cinq grandes blessures constituent des outils de compréhension, jamais des cases définitives.
Parce que nous sommes toujours beaucoup plus vastes que nos blessures.
De la blessure au potentiel : l’émotion peut-elle devenir une ressource ?
Ce qui nous fragilise peut aussi nous apprendre quelque chose
Une personne très sensible au regard des autres peut, lorsqu’elle est sécurisée, développer une perception fine des nuances relationnelles.
Une personne qui a connu l’abandon peut avoir développé une vigilance importante, qui peut devenir une capacité d’écoute lorsqu’elle est régulée.
Un besoin de contrôle peut parfois cacher une véritable intelligence de l’anticipation.
Je ne romantise pas les blessures.
Je ne crois pas que souffrir soit nécessaire pour évoluer.
Je crois simplement que notre histoire ne se résume pas à ce qu’elle nous a fait subir.
Elle contient aussi ce que nous avons développé pour continuer à avancer.
Et si notre identité ne se construisait pas contre nos émotions… mais avec elles ?
Vice Versa parle aussi de construction identitaire
Dans le premier film, les émotions participent à la construction du monde intérieur de Riley.
Dans Vice Versa 2, la question devient encore plus forte.
Riley grandit. Elle cherche sa place. Elle veut appartenir, être appréciée et reconnue.
Les émotions participent alors à une question beaucoup plus profonde :
« Qui suis-je ? »
Qui suis-je lorsque je ne cherche plus à être validée ?
Lorsque je cesse de vouloir être parfaite ?
Lorsque je n’ai plus besoin de prouver ma valeur ?
Le danger de devenir ce que les autres attendent de nous
L’Anxiété veut aider Riley à devenir la meilleure version possible d’elle-même.
Mais quelle version ?
Une version validée.
Performante.
Appréciée.
Adaptée.
Acceptée.
Nous pouvons passer tellement de temps à essayer de devenir la personne que nous pensons devoir être que nous finissons par ne plus savoir ce que nous ressentons réellement.
L’identité devient alors une stratégie.
Un personnage.
Une adaptation.
Et derrière cette adaptation peut se cacher une partie de nous qui attend simplement de pouvoir respirer.
La véritable régulation n’est pas de faire taire le quartier général
Elle consiste à redonner une place à chaque voix
JJe crois que c’est ici que ma lecture de Vice Versa rejoint profondément ma manière d’accompagner.
Je ne cherche pas à supprimer une émotion.
Je ne cherche pas à rendre quelqu’un parfaitement calme.
Je cherche à créer davantage d’espace intérieur.
Un espace où la colère peut être entendue sans tout diriger.
Où la peur peut être reconnue sans décider de tout.
Où la tristesse peut exister sans devenir une identité.
Où l’anxiété peut être accueillie sans prendre les commandes.
Où la joie n’a plus besoin de masquer tout le reste.
Réguler, ce n’est pas contrôler
Contrôler une émotion, c’est vouloir décider qu’elle ne devrait pas exister.
Réguler, c’est apprendre progressivement à la traverser sans qu’elle prenne toute la place.
La régulation crée de la capacité.
Le contrôle crée souvent de la lutte.
C’est pour cela qu’accueillir est devenu un mot important dans ma pratique.
Accueillir ne signifie pas tout laisser faire.
Cela signifie :
« Je reconnais ce qui est là avant de décider ce que j’en fais. »
Lorsque l’humain rencontre l’énergétique
Le passage ne se fait pas en quittant le réel
C’est ici que je peux réellement dire ce qui constitue mon approche.
Je n’accompagne pas depuis une spiritualité déconnectée du réel.
J’accompagne depuis l’expérience du corps, des émotions, des traumas, de la parentalité atypique et du vivant.
Je me définis comme une conscience cosmique avec les pieds profondément ancrés dans le réel humain.
Je ne veux pas choisir entre le corps et l’âme.
Entre l’émotion et l’énergie.
Entre l’humain et le spirituel.
Je crois que ces dimensions peuvent dialoguer.
Mon travail repose ainsi sur deux piliers :
la régulation émotionnelle et énergétique ;
la transmission multidimensionnelle consciente.
Accompagner. Réguler. Transmettre.
C’est peut-être finalement le mouvement complet de mon travail.
Accompagner, parce que chacun a besoin d’un espace où déposer ce qui se passe.
Réguler, parce qu’avant d’aller chercher toujours plus loin, il faut parfois retrouver suffisamment de sécurité intérieure.
Transmettre, parce que comprendre son fonctionnement permet progressivement de reprendre son autonomie.
Je n’aide pas simplement à aller mieux.
J’ouvre des passages de conscience.
Et si nos émotions possédaient aussi une dimension vibratoire ?
La fréquence intérieure comme langage symbolique
À ce stade, je quitte volontairement le terrain psychologique pour entrer dans ma lecture énergétique.
Lorsque je parle de fréquence, je ne parle pas d’une mesure scientifique de l’émotion.
Je parle d’une manière symbolique et vibratoire de ressentir notre état intérieur.
Il existe des moments où nous nous sentons contractés, fermés ou lourds.
Et d’autres où quelque chose s’ouvre.
La respiration devient plus ample. Le corps se détend. La créativité revient. La perception change.
Nous avons l’impression que quelque chose circule à nouveau.
C’est ce mouvement qui m’intéresse.
Lorsque l’énergie cesse d’être mobilisée contre soi
Chaque fois que nous passons notre énergie à lutter contre nous-mêmes, il nous en reste moins pour créer, aimer, apprendre, transmettre et vivre.
C’est pour cela que je parle de transformation plutôt que d’effacement.
Je ne veux pas supprimer une part de toi.
Je veux permettre à ce qui était figé de retrouver du mouvement, à ce qui était séparé de retrouver du lien et à ce qui était vécu comme une faiblesse de révéler éventuellement une ressource.
C’est aussi dans cette logique que s’inscrivent mes approches de libération émotionnelle et de nettoyage énergétique.
Puis vient la dimension multidimensionnelle
Lorsque le film devient une porte
Vice Versa nous a d’abord montré un quartier général.
Puis nous avons regardé les émotions.
Puis le corps.
Les mécanismes de protection.
Les blessures.
L’énergie.
Et maintenant, nous pouvons aller encore un peu plus loin.
Dans ma lecture personnelle, l’être humain n’est pas uniquement ce que l’on peut observer à la surface.
Il existe aussi une dimension de conscience, des symboles, des archétypes, des résonances et des questions d’incarnation.
C’est ici que mes explorations autour des Clés Génétiques, du Langage Galactique, des Maîtres Dauphins et de l’énergétique multidimensionnelle trouvent leur place.
L’ombre n’est pas forcément l’ennemie
Dans les Clés Génétiques, la notion de passage de l’Ombre vers le Don, puis vers le Siddhi, me parle particulièrement.
Je ne prends pas ce système comme une vérité à imposer.
Je l’utilise comme un langage de contemplation.
Une manière de regarder autrement ce qui demande à évoluer.
Nous n’avons pas nécessairement besoin de détruire notre ombre pour accéder à notre lumière.
Nous pouvons apprendre à la regarder.
À comprendre ce qu’elle raconte.
À découvrir ce qu’elle protège.
Et peut-être, progressivement, à transformer son expression.
Vice Versa et le langage de l’âme
Et si chaque émotion était une fréquence de notre histoire ?
Dans ma lecture galactique, les émotions peuvent devenir des portes.
La colère peut nous interroger sur notre puissance.
La peur sur notre sécurité.
La tristesse sur notre capacité à accueillir.
L’anxiété sur notre relation au futur.
L’ennui sur notre besoin de sens.
L’envie sur notre rapport à la comparaison et à notre valeur.
L’embarras sur notre peur du regard des autres.
La joie sur notre capacité à recevoir la vie.
Je ne dis pas que ces émotions possèdent objectivement une fréquence galactique mesurable.
Je dis que, dans ma manière de lire l’humain, elles peuvent devenir des langages symboliques donnant accès à des espaces de conscience plus profonds.
Du quartier général au temple intérieur
Au début du film, nous regardons une salle de commande.
À la fin de ce voyage intérieur, je vois quelque chose de différent.
Je vois un être humain qui apprend progressivement à devenir l’espace dans lequel toutes ces voix peuvent exister.
Nous ne sommes pas seulement Joie.
Ni Tristesse.
Ni Colère.
Ni Peur.
Ni Anxiété.
Nous sommes l’espace qui peut les accueillir.
« Tu n’es pas ton émotion. Tu es l’espace de conscience dans lequel elle peut être entendue, traversée et transformée. »
La conscience cosmique avec les pieds dans le réel
Le spirituel ne doit pas nous éloigner de notre humanité
Je ne crois pas à une spiritualité qui nous demande de dépasser notre humanité pour devenir quelqu’un de « plus élevé ».
Je crois à une conscience qui nous permet de devenir plus profondément humains.
Plus présents.
Plus responsables de nos choix.
Plus capables d’écouter nos émotions, notre corps, nos blessures et nos limites.
Et seulement ensuite d’ouvrir notre regard vers quelque chose de plus vaste.
Parce que monter vibratoirement sans être capable d’habiter son quotidien n’a, pour moi, que peu de sens.
La véritable expansion de conscience doit pouvoir descendre dans la matière.
Dans le corps.
Dans les relations.
Dans la parentalité.
Dans nos choix.
Dans notre manière d’aimer.
Dans notre manière de vivre.
Le galactique ne remplace pas l’humain
Il l’élargit.
C’est exactement ainsi que je conçois la multidimensionnalité.
Pas comme une fuite.
Pas comme une manière d’éviter ce qui fait mal.
Mais comme la possibilité de regarder notre histoire depuis plusieurs niveaux :
l’humain,
l’émotionnel,
le corporel,
l’énergétique,
la conscience,
le symbolique,
et, pour celles et ceux qui résonnent avec cette dimension, le galactique.
Chaque niveau n’annule pas le précédent.
Il l’enrichit.
Et si le véritable équilibre n’était pas de faire taire les émotions ?
Mais d’apprendre à vivre avec elles
Je crois que c’est finalement ce que Vice Versa vient nous rappeler.
Nous ne sommes pas faits pour être heureux tout le temps.
Ni pour ne jamais avoir peur.
Ni pour ne jamais être en colère.
Ni pour ne jamais être tristes.
Nous sommes faits pour traverser.
Ressentir.
Apprendre.
Nous adapter.
Évoluer.
Intégrer.
Et parfois recommencer.
Le véritable équilibre est vivant
L’équilibre n’est pas un état figé.
Il ressemble davantage à une danse.
Entre tension et détente.
Ouverture et protection.
Joie et tristesse.
Action et repos.
Ancrage et expansion.
Humanité et conscience.
C’est pour cela que je préfère parler de régulation plutôt que de perfection.
Nous ne sommes pas des machines à stabiliser.
Nous sommes des êtres vivants.
Et le vivant bouge.
Ce que Vice Versa est venu réveiller dans mon univers
Accueillir plutôt que combattre
Cette histoire rejoint profondément ma manière d’accompagner.
Je ne crois pas que nous ayons besoin de devenir quelqu’un d’autre pour aller mieux.
Nous pouvons parfois avoir besoin de retrouver des parts de nous que nous avons jugées, rejetées ou cachées.
C’est exactement ce que montre symboliquement le quartier général de Riley.
Chaque émotion possède une place.
Même celles que nous préférerions parfois enfermer dehors.
Réguler plutôt que réprimer
La régulation émotionnelle ne devrait pas être réservée aux personnes qui vivent des « problèmes ».
Elle peut devenir une véritable compétence de vie :
identifier ce que nous ressentons, comprendre ce qui déclenche nos réactions, reconnaître les signes corporels, savoir ralentir, demander du soutien, créer de la sécurité, mettre des mots et faire une pause.
Puis retrouver progressivement notre capacité à choisir.
Transformer plutôt qu’effacer
Puis vient la transformation.
Ce qui était vécu comme une hypersensibilité peut parfois devenir une finesse de perception.
Une intensité peut devenir une profondeur.
Une vigilance peut devenir une capacité d’anticipation consciente.
Une blessure peut devenir un lieu de compréhension.
Une peur peut devenir un passage.
Pas automatiquement.
Pas parce que nous aurions « bien travaillé » sur nous.
Mais parce qu’à certains moments, quelque chose devient suffisamment mûr pour être regardé autrement.
Mon regard d’accompagnante : l’enfant, la maman, la femme… et l’être multidimensionnel
Accompagner l’enfant sans oublier la maman
Mon travail auprès des enfants neuro-atypiques et de leurs mamans part de cette vision globale.
L’enfant possède son propre monde intérieur.
La maman possède le sien.
Et leur relation crée un troisième espace où les émotions peuvent circuler, se répondre et parfois s’amplifier.
Accompagner l’un sans oublier l’autre peut donc être essentiel.
Il ne s’agit pas de faire porter la responsabilité à la mère.
Il s’agit de lui redonner des ressources.
Une maman qui comprend mieux ce qui se passe en elle peut parfois offrir davantage de sécurité autour d’elle.
Et un enfant qui se sent compris peut progressivement apprendre à mieux comprendre ce qu’il traverse.
Accompagner la femme hypersensible
Mais mon travail ne s’arrête évidemment pas à l’enfance.
La femme hypersensible peut elle aussi connaître son propre quartier général en surcharge.
Elle ressent les ambiances, les tensions, les non-dits, les changements et parfois les émotions des autres.
Elle peut finir par ne plus savoir ce qui lui appartient vraiment.
Alors commence un autre mouvement :
revenir à soi.
Distinguer.
Ressentir.
Réguler.
Nettoyer.
Rééquilibrer.
Se réaligner.
Retrouver progressivement une relation plus consciente avec sa propre sensibilité.
Et lorsque l’on ne veut plus simplement aller mieux…
Certaines personnes ne viennent pas chercher uniquement un apaisement.
Elles ressentent un appel plus profond.
Comprendre leurs schémas.
Explorer leurs blocages.
Changer leur niveau de conscience.
Comprendre ce qui se répète.
Retrouver leur fréquence naturelle.
Explorer leur chemin d’incarnation.
C’est là que mes accompagnements peuvent prendre une dimension énergétique et multidimensionnelle.
Mon approche associe compréhension, écoute, conscience, énergétique et transmission, dans une progression adaptée au chemin de chacun.
Et si notre propre Riley était encore en train d’apprendre à vivre avec son quartier général ?
Une dernière question avant de quitter le film
Peut-être que Vice Versa ne nous demande finalement pas :
« Quelle émotion dois-tu supprimer ? »
Mais plutôt :
« Quelle émotion as-tu encore du mal à laisser exister ? »
Est-ce la colère, parce qu’on t’a appris qu’elle était dangereuse ?
La tristesse, parce qu’on t’a appris qu’il fallait être forte ?
La peur, parce que tu voudrais enfin avoir confiance ?
L’anxiété, parce que tu voudrais arrêter de tout anticiper ?
L’embarras, parce que le regard des autres prend parfois trop de place ?
L’envie, parce que tu te compares et oublies ce qui existe déjà en toi ?
Ou peut-être simplement la joie, que tu n’oses pas toujours recevoir pleinement.
Quelle place as-tu laissée à chacune de tes émotions ?
Si tu imaginais ton propre quartier général…
Qui serait aux commandes aujourd’hui ?
Qui parle le plus fort ?
Qui essaie de protéger tout le monde ?
Qui est assise dans un coin et n’ose plus parler ?
Quelle émotion as-tu enfermée depuis longtemps ?
Et laquelle aimerait simplement que tu lui dises :
« Je t’ai enfin entendue. »
Et si aucune émotion n’était « de trop » ?
Les accueillir, les écouter et les comprendre, c’est aussi apprendre à faire la paix avec toutes les parts de soi… et avancer plus justement sur son propre chemin. ✨
🌌 Les résonances que Vice Versa fait naître en moi
Cette œuvre laisse derrière elle plusieurs portes.
✨ Aucune émotion n’est inutile. Même celles qui nous dérangent portent parfois une information.
✨ Une émotion n’est pas une identité. Nous pouvons traverser la peur sans devenir la peur.
✨ Derrière un comportement existe parfois tout un monde intérieur. Regarder uniquement ce qui se voit ne suffit pas toujours.
✨ L’enfant mérite d’être regardé dans sa globalité : ses ressources, son fonctionnement, son contexte et ses besoins.
✨ La régulation précède souvent la transformation. Contrôler n’est pas réguler.
✨ Nos mécanismes de protection ont une histoire. Les comprendre permet de ne plus les confondre avec notre identité.
✨ La sensibilité n’est pas une faiblesse. Lorsqu’elle est suffisamment sécurisée et intégrée, elle peut devenir une ressource.
✨ L’énergétique peut devenir une autre porte d’écoute, non pour fuir l’humain, mais pour explorer ce qui cherche à retrouver du mouvement.
✨ La conscience multidimensionnelle commence par l’incarnation.
« Peut-être que grandir ne consiste pas à faire taire les voix qui vivent en nous… mais à apprendre à les écouter sans laisser l’une d’elles prendre toute la place. »
🌠 Ce que cette œuvre vient réveiller dans ma manière d’accompagner
Accompagner. Réguler. Transmettre.
Je suis Myriam.
Je n’accompagne pas depuis une spiritualité déconnectée du réel.
J’accompagne depuis l’expérience du corps, des émotions, des traumas, de la parentalité atypique et du vivant.
Je me définis ainsi :
une conscience cosmique avec les pieds profondément ancrés dans le réel humain.
J’accompagne les femmes hypersensibles, les mamans et les enfants neuro-atypiques — notamment DYS et TDAH — à mieux comprendre leur intensité émotionnelle, retrouver davantage de sécurité intérieure et transformer progressivement leur sensibilité en puissance intérieure.
J’accompagne également celles et ceux qui ressentent l’appel d’une transformation plus profonde, énergétique et multidimensionnelle.
Et je forme celles et ceux qui ressentent l’appel de transmettre à leur tour.
Mon travail repose sur deux piliers indissociables :
la régulation émotionnelle et énergétique ;
la transmission multidimensionnelle consciente.
Je n’aide pas simplement à aller mieux.
J’ouvre des passages de conscience.
🌌 Du quartier général à l’ouverture de conscience
Et peut-être est-ce finalement là que Vice Versa rejoint le plus profondément mon univers.
Nous commençons avec une petite fille et son quartier général.
Nous découvrons ses émotions, ses peurs, ses mécanismes de protection, son besoin d’appartenance et sa difficulté à savoir qui elle est.
Puis nous commençons à regarder notre propre quartier général.
Nos émotions.
Nos réactions.
Nos blessures.
Nos mécanismes.
Notre corps.
Notre énergie.
Notre conscience.
Et finalement, nous découvrons peut-être quelque chose de beaucoup plus vaste :
nous ne sommes pas condamnés à vivre éternellement depuis les mêmes commandes.
Nous pouvons apprendre.
Observer.
Réguler.
Transformer.
Réintégrer.
Choisir.
Et parfois nous ouvrir à une dimension de nous-mêmes que nous n’avions jamais encore osé regarder.
C’est là que mon approche devient multidimensionnelle.
Non pas parce que je souhaite quitter la Terre.
Mais parce que je crois profondément que nous pouvons être à la fois profondément humains et profondément conscients.
Ancrés dans notre corps.
Présents à nos émotions.
Conscients de notre histoire.
À l’écoute de notre énergie.
Et ouverts à ce qui, pour chacun, donne du sens à son chemin.
💜 Et si aucune émotion ne demandait finalement à être expulsée du quartier général ?
Peut-être que le véritable équilibre n’est pas d’avoir enfin un quartier général silencieux.
Peut-être que c’est de pouvoir y entendre toutes les voix sans avoir besoin de nous battre contre elles.
La Joie.
La Tristesse.
La Colère.
La Peur.
Le Dégoût.
L’Anxiété.
L’Ennui.
L’Envie.
L’Embarras.
Toutes ces voix peuvent raconter quelque chose.
Mais aucune ne raconte toute notre histoire.
Et peut-être que c’est cela, finalement, devenir adulte.
Ne plus demander à certaines parties de nous de disparaître.
Apprendre à les écouter.
Comprendre leur intention.
Reconnaître leur histoire.
Leur redonner leur juste place.
Et reprendre doucement les commandes.
Non pas pour devenir quelqu’un qui ne ressent plus.
Mais pour devenir quelqu’un qui ressent sans se perdre.
« Je ne suis pas la colère. Je ne suis pas la peur. Je ne suis pas l’anxiété. Je suis celle qui peut apprendre à les écouter… puis choisir où elle souhaite aller. »
Et si le véritable voyage commençait lorsque nous cessons de nous combattre ?
Vice Versa commence dans la tête de Riley.
Mais il pourrait très bien continuer dans la nôtre.
Parce que nous avons tous un quartier général.
Nous avons tous plusieurs voix.
Nous avons tous des parts de nous qui veulent avancer et d’autres qui veulent nous protéger.
Nous avons tous des émotions que nous accueillons facilement et d’autres que nous aimerions parfois pouvoir effacer.
Nous avons tous connu des moments où l’une d’elles a pris les commandes.
Et peut-être avons-nous tous, un jour, besoin de retrouver notre place au centre de notre propre vie.
Pas pour contrôler.
Pas pour supprimer.
Pas pour devenir parfaitement apaisés.
Mais pour apprendre à naviguer avec ce qui est là.
Comme un enfant qui découvre peu à peu son monde intérieur.
Comme une femme qui retrouve sa propre boussole.
Comme un parent qui apprend à devenir un espace de sécurité.
Comme un être humain qui comprend que sa sensibilité n’est pas forcément un poids.
Et peut-être enfin…
comme une conscience qui découvre qu’elle peut être infiniment plus vaste que ce qu’elle croyait.
🪞 Ce que ce miroir m’invite à regarder…
Quelle émotion prends-tu le plus souvent pour une ennemie ?
Qu’essaie-t-elle peut-être de protéger ?
Quelle émotion as-tu appris à cacher ?
Quelle émotion t’autorises-tu facilement à vivre ?
Laquelle t’est encore difficile ?
Lorsque tu réagis fortement, que se passe-t-il juste avant ?
Que ressent ton corps ?
De quoi as-tu peur ?
Qu’essaies-tu de préserver ?
Est-ce que tu cherches à comprendre…
ou immédiatement à contrôler ?
Est-ce que tu cherches à accueillir…
ou à faire disparaître ?
Et surtout :
quelle partie de toi demande aujourd’hui à être reconnue plutôt qu’à être combattue ?
✨ Une invitation à revenir à soi
Peut-être que c’est cela que Vice Versa m’a finalement rappelé.
Nous passons parfois une grande partie de notre vie à vouloir devenir quelqu’un d’autre.
Plus calme.
Plus raisonnable.
Plus forte.
Plus performante.
Plus adaptée.
Moins sensible.
Moins anxieuse.
Moins émotive.
Et si le chemin était différent ?
Et si nous n’avions pas besoin de devenir quelqu’un d’autre ?
Et si nous avions plutôt besoin de nous réconcilier avec ce qui existe déjà en nous ?
De remettre chaque émotion à sa juste place.
De comprendre nos mécanismes.
De sécuriser notre corps.
De libérer ce qui peut l’être.
De transformer ce qui demande à évoluer.
Puis d’ouvrir progressivement notre conscience à ce qui nous appelle.
C’est peut-être là que le retour à soi cesse d’être une destination.
Il devient un point de départ.
« Nous ne sommes pas ici pour devenir des êtres sans émotions. Nous sommes ici pour apprendre à vivre pleinement avec toute la richesse de ce que nous sommes. »
🎨 À propos des illustrations
Les illustrations qui accompagnent cet article ont été imaginées, conçues et dirigées artistiquement par mes soins, avec l'aide de l'intelligence artificielle comme outil de création.
Une direction artistique pensée dans les moindres détails
Chaque visuel est le fruit de nombreuses heures de réflexion, de recherches, d'ajustements et de retouches afin de traduire au plus juste l'univers symbolique, émotionnel et esthétique que je souhaite partager à travers cette collection.
L'intelligence artificielle au service de la création
L'intelligence artificielle est ici un outil d'exécution au service d'une vision artistique. Chaque illustration reste le résultat d'un travail de conception, de direction, de sélection et de nombreuses retouches réalisées par mes soins.
🎬 Découvre toute la série « Le cinéma comme miroir de conscience »
Chaque film peut devenir un miroir.
Chaque histoire peut ouvrir une porte.
À travers cette collection, je te propose des lectures sensibles, symboliques et introspectives d’œuvres qui m’ont profondément touchée.
Non pas pour expliquer le cinéma.
Non pas pour imposer une interprétation.
Mais pour explorer ensemble ce que certaines histoires viennent parfois révéler de notre propre monde intérieur.
Parce qu’une scène peut parfois ouvrir davantage de conscience qu’un long discours.
Et si cette lecture de Vice Versa a fait écho à quelque chose en toi, peut-être ressens-tu aujourd’hui l’envie de regarder autrement ce qui se joue à l’intérieur de toi.
À travers mes accompagnements, je t’aide à mettre davantage de conscience sur tes mécanismes émotionnels, tes réactions, tes blessures, ton rapport à toi-même et ce qui cherche aujourd’hui à évoluer en toi.
Mon approche associe régulation émotionnelle, libération émotionnelle, énergétique, lecture symbolique et conscience multidimensionnelle, avec une conviction profonde :
nous n’avons pas toujours besoin de combattre ce qui nous fait souffrir.
Parfois, nous avons d’abord besoin de l’écouter.
De le comprendre.
De l’accueillir.
Puis de choisir ce que nous souhaitons en faire.
Et lorsque l’appel va plus loin, il est aussi possible d’explorer les dimensions énergétiques et multidimensionnelles de ce chemin, toujours avec cette volonté de rester profondément ancré dans le réel humain.
Accompagner. Réguler. Transmettre.
✨Et si nous allions un peu plus loin…
Si cette lecture de Vice Versa a fait écho à quelque chose en toi, peut-être ressens-tu aujourd’hui l’envie de regarder autrement ce qui se joue à l’intérieur de toi.
À travers mes accompagnements, je t’aide à mettre davantage de conscience sur tes mécanismes émotionnels, tes réactions, tes blessures, ton rapport à toi-même et ce qui cherche aujourd’hui à évoluer en toi.
Mon approche associe régulation émotionnelle, libération émotionnelle, énergétique et conscience multidimensionnelle, avec une conviction profonde :
nous n’avons pas toujours besoin de combattre ce qui nous fait souffrir.
Et lorsque l’appel va plus loin, il est aussi possible d’explorer les dimensions énergétiques et multidimensionnelles de ce chemin, toujours avec cette volonté de rester profondément ancré dans le réel humain.
Accompagner. Réguler. Transmettre.
Si cet univers résonne en toi, je serai heureuse de t'y accueillir.